Pour un confinement digne et une régularisation des personnes sans papier
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Dans la Métropole, des centaines de personnes sans papier vivent dans des squats ou des campements, dans des conditions indignes. Elles le sont devenues encore plus depuis le confinement. Les gestes barrière (notamment le lavage des mains) et la distanciation sociale, afin d’éviter la prolifération du coronavirus, ne sont pas possibles dans des lieux d’une grande précarité et promiscuité (collège Maurice Scève à la Croix Rousse, campement du Transbordeur à Villeurbanne, celui de Vaulx-en-Velin). Les personnes sont en danger au regard de l’épidémie, et risquent de porter atteinte à la santé des professionnels et des bénévoles qui les accompagnent, et à celle des riverains.

EÉLV Rhône demande une mise à l’abri immédiate de toutes les personnes aujourd’hui sans domicile, et notamment de toutes les personnes vivant dans un squat ou un campement sur le territoire de la Métropole. Les élus écologistes du Grand Lyon ont écrit récemment au Préfet du Rhône en ce sens : « Nous vous demandons de mettre en œuvre toutes les solutions possibles pour permettre un confinement réel des personnes aujourd’hui sans logement ou hébergement, très exposées et très vulnérables. Nous pensons notamment à la mise à l’hôtel (nombre de chambres sont disponibles en ce moment) et au recours à des bâtiments vacants, dont la gestion pourrait être confiée à des associations dans le cadre d’occupation temporaires. Ainsi, deux bâtiments vacants actuellement nous paraissent pouvoir être mobilisés, l’ancienne clinique du Tonkin à Villeurbanne, propriété de Capio, et l’ancien hôtel Stars, rue Professeur Calmette, à Lyon 3, dont l’état permettrait tout à fait une nouvelle occupation. Concernant des bâtiments propriétés de la Métropole, il y a sans doute aussi des pistes à explorer. » ont écrit Bertrand Artigny, président du groupe des élus EÉLV du Grand Lyon, et Béatrice Vessiller, vice-présidente du Grand Lyon et élue de Villeurbanne.

EÉLV Rhône rappelle aussi que c’est la position du conseil scientifique dans son avis du 2 avril dernier : « [pour les personnes en situation de grande précarité et non contaminées] il est (…) conseillé que toutes les solutions d’hébergements publics et privés soient mobilisées pour cela (immeubles collectifs vacants, centres de tourisme, résidences hôtelières et universitaires, hôtels et appartements de locations saisonnières mis à disposition par les propriétaires sollicités ou réquisitionnés, etc.). La promotion du « logement d’abord » doit être le principe directeur. » En même temps que la mise à l’abri dans des conditions dignes, dans ce contexte très particulier d’urgence sanitaire, EÉLV Rhône demande la régularisation des personnes sans papier, pour des raisons de santé publique évidentes. EÉLV Rhône rappelle aussi que, avec plus de 100 parlementaires, dans une lettre au Premier Ministre le 10 avril dernier, les sénateurs écologistes Esther Benbassa et Joël Labbé, ont réclamé la régularisation des sans-papiers face à l’épidémie de Covid-19.

Face à la crise sanitaire, partout en France, il s’agit d’agir au mieux pour le soin, la bienveillance et la solidarité pour nos concitoyens les plus vulnérables, les plus fragiles. Notre humanité doit concerner aussi les personnes sans papiers, celles qui sont …de l’autre côté de notre rue.

Monique Cosson, secrétaire départementale,
Pour EÉLV Rhône

5 réflexions au sujet de “Pour un confinement digne et une régularisation des personnes sans papier

  1. La régularisation de tous est tres important pour le contrôle des nouveaux porteurs non encore détecté, pour les soins approprié, pour les bras qu’il faut pour la redynamiser l’économie à travers le travail, le paiement des impôts, le respect du droit et devoir français, pour un nouvelle élan, car le combat continue

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