Conseil Métropole / Une bouteille à la mer ? / Gilles Roustan
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Conseil de la Métropole du 15 décembre 2017

Intervention de Gilles Roustan

N° 2017- 2489 Rapport sur le prix et la qualité du service public de l’eau potable et de l’assainissement ‑ Année 2016 

M. le Président, chèr-es collègues,

La Métropole de Lyon est souvent félicitée pour la qualité de son eau sans pareil en France, et nous, élu-es écologistes y souscrivons.

Mais, parce qu’il y a souvent un « mais », l’eau métropolitaine ne fait pas exception aux pollutions chroniques. Nous avions souligné lors du dernier conseil le contrôle très limité des pollutions industrielles par la Métropole (11 agents dont 3 sur le terrain pour contrôler près de 200 industriels), nous n’y reviendrons pas aujourd’hui, mais nous souhaitions le rappeler.

Début septembre, les chercheurs de l’Université du Minnesota et de l’Université de l’État de New York ont montré que 83 % des échantillons d’eau prélevés dans différents pays du monde (dont l’Europe) contenaient des particules de plastiques. Si l’on considère qu’une personne boit entre 2 et 3 litres d’eau par jour, alors nous ingérons quotidiennement 3 à 4 000 microparticules de plastiques. Oui mes chers collègues, vous pouvez regarder de travers la bouteille d’eau qui est en face vous. Ces microparticules viennent des océans ou des eaux de pluie, mais à tout désordre global existent des solutions locales, pour paraphraser Coline Serreau. Pourquoi dans cet hémicycle ne nous débarrasserions-nous pas de ces bouteilles pour les remplacer par des carafes et des verres recyclables ? Les élus écologistes de Lyon 5 et de Vénissieux ont déjà fait ce souhait, nous devrions à la Métropole, montrer l’exemple. A notre santé !

Je vous remercie.

Seul le prononcé fait foi