Conseil Métropole / Rhônexpress, sortir de la nasse ! / Pierre Hémon
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Conseil de la Métropole du 15 décembre 2017

Intervention de Pierre Hémon

N° 2017- 2380 Rhônexpress – Avenant à la convention pluriannuelle de financement avec le Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l’agglomération lyonnaise (SYTRAL) et contribution 2017 

M. le Président, chèr-es collègues,

Nous nous saisissons de cette délibération pour vous demander, monsieur le Président, de mettre en place un groupe de travail qui étudie et propose des solutions pour remédier aux difficultés que génère cette convention pluri-annuelle de financement. Il nous revient de transformer avant 2040, pour des raisons financières, certes, mais pas que, ce contrat plus que LEONIN, qui nous lie à l’exploitant de Rhônexpress.

En effet la cohabitation sur une même ligne de Rhônexpress et du tramway T3 devient conflictuelle, et ce, au détriment des plus nombreux, les usagers du T3 : 47 000 voyageurs jours sur le T3 (contre 3500 sur Rhonexpress). Mais surtout avec des périodes de pointe matin et soir, qui obligent des usagers à laisser passer parfois plusieurs rames bondées de T3, tout en regardant circuler un Rhonexpress à moitié vide;

Pour rappel, afin de répondre à l’augmentation continue de la fréquentation, le Sytral a remplacé les rames de 33m par des rames de 43 m et les fréquences sont « aux taquets » !

La situation est donc critique et devrait s’aggraver au regard des enjeux repérés pour l’Est. 

En effet, l’emploi doit se développer sur la Plaine de St Exupery, et l’accessibilité en transports en commun doit suivre, comme cela est souligné encore dans la toute dernière mouture du PDU.

Or le prix à acquitter pour aller travailler sur la plateforme aéroportuaire n’est pas incitatif. L’abonnement mensuel est de 126, 80€ (pris en charge à 50% par l’employeur) auquel s’ajoute souvent l’abonnement TCL. Vous imaginez ce que cela représente sur un smic. Conséquence, une partie des personnels se rend au travail avec leurs véhicules personnels ; ce qui, effet collatéral, fait vivre Blablacar. (à 4 euros le trajet pour l’aéroport c’est très prisé).

Mais un effet néfaste c’est le développement de parkings privés, chez des particuliers, dans des jardins et des champs, à Genas en particulier, sans contrôle.

On peut y ajouter les freins pour le développement de la gare TGV Saint Ex ; les porteurs de billets OUiGO à 10 ou 20€ payent plus cher pour aller à St EX et en revenir que pour l’aller et retour Paris…

Cerise sur le gâteau, voire sur le bon fromage, l’exploitant se permet de réclamer des indemnités supplémentaires au Sytral en le menaçant de contentieux, pour de prétendus manques à gagner, liés à une prétendue perte de trafic. Et ce, malgré un chiffre d’affaires en progrès de plus de 12% sur l’année !

Rappelons pour finir que cet exploitant a contraint le Sytral à fermer deux lignes d’autobus, la 29 et la 30 qui en desservant entre autres Genas et Pusignan, permettaient d’atteindre l’aéroport Saint Exupéry pour un ou deux tickets.

Nous pensons donc qu’il devient vraiment nécessaire de sortir de cette nasse. Ce n’est pas très compliqué techniquement. Par exemple, si le T3 allait jusqu’à l’aéroport, avec une tarification spéciale entre Meyzieu Z.I et ce dernier, on pourrait augmenter largement les fréquences,  etc. C’est plus difficile juridiquement. Mais c’est indispensable.​

Je vous remercie.

Seul le prononcé fait foi

Une réflexion au sujet de “Conseil Métropole / Rhônexpress, sortir de la nasse ! / Pierre Hémon

  1. remarque 1
    abonnement mensuel aéroport st ex à 126.80 € pour 20 jours de travail en moyenne soit 40 trajets = 3.17 € le trajet donc moins cher qu’un blablacar. Ce tarif est remboursé à 50% minimum par l’employeur. Coût du trajet pour le salarié 1.58 € !
    remarque 2
    le Citadis (T3) ne peut pas techniquement aller sur la partie ferroviaire Meyzieu zi- aéroport, ce n’est ni la même signalisation ni la même vitesse.
    remarque 3
    les voyageurs aéroportuaires ont besoin d’un transport rapide entre l’aéroport et la ville, pas d’un tramway urbain qui fera 10 arrêts et qui n’a pas de capacité bagages suffisant : question d’adéquation entre l’offre et la demande !

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