Conseil Métropole / Opérations d’urbanisme – CRAC / Béatrice Vessiller
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Conseil de la Métropole du 5 novembre 2018

Intervention de Béatrice Vessiller

N° 2018-3118 – Opérations d’urbanisme – Comptes-rendus financiers au concédant – Année 2017

Monsieur le Président, cher-e-s collègues,

Ce rapport annuel montre l’état d’avancement des opérations d’aménagement sur la métropole. Nous constatons qu’elles avancent bien, permettant d’offrir du foncier pour de l’activité et de l’habitat, dans le cadre de projets urbains d’ensemble. La Métropole y consacre chaque année des sommes très importantes sur son budget d’investissement. Quelques mots sur la répartition géographique : plusieurs ZAC1 en quartiers politique de la ville (Duchère, Vénissieux, Rillieux, Bron, Vaulx-en-Velin), ce qui est une bonne chose pour le développement de ces quartiers et pour leurs habitant-e-s, avec un regret toutefois : une seule est labellisée éco-quartier. Pourquoi ne pas viser une telle ambition pour toutes nos opérations en politique de la ville, et ailleurs aussi ? Même si deux nouvelles ZAC ont été créées en 2017 dans d’autres quartiers en QPV2 en première couronne (Saint-Fons et Vaulx-en-Velin), même s’il y a quelques grandes opérations à La Soie, aux Gratte-ciel (qui a pris du retard à cause du lycée) ou à la ZAC des Gaulnes, il ressort qu’à la fois en nombre d’opérations et en taille des programmes, c’est largement la ville de Lyon qui est bénéficiaire de l’intervention métropolitaine. Plus de 80% du foncier économique commercialisé en 2017 est à Lyon et plus de 70% des participations d’équilibre concernent les ZAC lyonnaises, avec notamment Confluence et Part-Dieu (respectivement 154 et 107 millions d’euros).

Il est normal que la ville-centre soit dotée de grands projets, mais notre collectivité doit néanmoins veiller à mettre en œuvre, dans les faits, la métropole multipolaire que prévoient le SCoT3, le PLU-H4, en développant aussi des opérations sur les autres communes. Et ceci sans tarder, car les besoins en foncier sont importants pour limiter la hausse des prix, qui ne fait que s’aggraver, comme l’a encore montré une enquête récente d’un mensuel lyonnais. Les opérations publiques représentent 25 % de la construction de logements : c’est à la fois beaucoup et insuffisant, pour construire le logement abordable nécessaire à nos concitoyen-ne-s mais aussi pour réaliser les espaces et les équipements publics qui vont avec. Il faut donc engager de nouvelles opérations publiques, et pour un développement urbain plus équilibré à l’échelle de la métropole, il est nécessaire d’encadrer en particulier les mutations urbaines en cours sur le quartier Grandclément : aujourd’hui, un PUP5 (Alstom) sur une partie du quartier ne suffira pas à faire une ville de qualité à l’échelle des 120 hectares identifiés comme secteur de projet.

Outre les nouvelles opérations publiques à lancer pour disposer de foncier à court et moyen terme, nous avons aussi besoin de mettre en place d’autres outils sur la question foncière et d’y consacrer plus de moyens financiers. Établissement public foncier, office foncier solidaire, nous souhaitons que des réflexions soient lancées pour une mise en œuvre dans le mandat prochain.

Nous voterons la délibération.

Je vous remercie.

Seul le prononcé fait foi

1 Zone d’aménagement concerté

2 Quartier prioritaire de la ville

3 Schéma de cohérence territorial

4 Plan local de l’urbanisme et de l’habitat

5 Projet urbain partenarial

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