Conseil Métropole / Eau potable / Bertrand Artigny
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Conseil de la Métropole du 8 juillet 2019

Intervention de Bertrand Artigny

N° 2019-3631 – Sécurisation du patrimoine métropolitain de l’eau potable – Renouvellement du réseau – Individualisation complémentaire de l’autorisation de programme
N° 2019-3632 – Patrimoine eau potable – Sureté des ouvrages – Individualisation totale d’autorisation de programme
N° 2019-3633 – Fleurieu sur Saône, Montanay – Captage d’eau potable de Tourneyrand – Optimisation du réseau et des ouvrages – Individualisation complémentaire d’autorisation de programme
N° 2019-3634 – Vaulx en Velin – Champ captant de Crépieux Charmy – Travaux supplémentaires de réhabilitation d’une canalisation d’eau potable sous le Vieux Rhône – Individualisation complémentaire d’autorisation de programme

Monsieur le Président, cher-e-s collègues,

Je voudrais attirer l’attention de mes collègues conseiller-e-s métropolitain-e-s sur les problématiques que nous avons pour fournir en eau potable en qualité et en quantité nos 1.3 millions de concitoyen-ne-s métropolitain-e-s. Ces quatre délibérations qu’il nous est demandé aujourd’hui d’approuver résument quelques-uns de ces enjeux vitaux que représentent l’accès à des ressources de qualité, la distribution d’eau potable et la gestion des réseaux.

Au cas où certaines ou certains ne seraient pas au courant, il existe aujourd’hui un groupe de travail qui se penche sur le mode de gestion futur de l’eau potable et nous devrions pouvoir en débattre, en conseil, cet automne.

Pour revenir aux enjeux, il faut avoir en tête que 85% de nos besoins en eau potable sont issus des champs de captage de Crépieux Charmy. En d’autres termes, le moindre problème de quantité et surtout de qualité peut engendrer une situation extrêmement critique et préoccupante pour notre territoire. En outre, notre réseau, comme indiqué dans ces délibérations, est vieillissant et nous devons le renouveler à un rythme  important.

En ce qui concerne la quantité d’eau potable disponible, les évolutions climatiques nous donnent des prévisions pessimistes, ce qui va nous conduire à rechercher des sources d’approvisionnements autres. D’où des investissements conséquents que notre collectivité devra supporter.

Et cela renvoie, comme on peut le voir pour les captages dans le Val de Saône, à des questions liées à la dépollution des eaux, en l’espèce il s’agit d’arsenic. Excusez du peu !

Pour les écologistes, il serait vain de se limiter à de simples considérations techniques. Nous devrions adopter une politique de l’eau en cohérence avec de nombreuses actions que nous menons, car on peut le voir dans ces délibérations, les vulnérabilités de nos ressources sont nombreuses.

Aussi, nous considérons que nous devons lier notre politique de l’eau à notre plan climat, aux politiques que nous menons en faveur de la préservation de nos espaces naturels et agricoles, la biodiversité, le développement sur notre territoire d’agriculture biologique, etc. En d’autres termes, nous devons avoir une approche systémique de l’eau qui conjugue de manière cohérente l’ensemble de nos politiques écologiques.

Parmi les préoccupations techniques sur lesquelles la Métropole devra se pencher figurent d’une part la détection des micro-polluants, et d’autre part la question de l’utilisation de l’eau potable pour le nettoyage de la voirie. Sur ce dernier point, nous pouvons effectivement nous poser la question de savoir s’il est raisonnable dans un contexte de contraintes fortes sur la quantité et la qualité de l’eau de continuer de nettoyer nos rues avec de l’eau potable. Ne pourrions-nous pas envisager la récupération d’eau de pluie pour ce type d’usage ?

Les élu-e-s EELV voteront bien entendu ces quatre rapports.

Je vous remercie de votre attention.

 

Seul le prononcé fait foi