Zone à Faible Émission : les transporteurs routiers ont (presque) raison !
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La Fédération Nationale des Transports Routiers (FNTR) a dénoncé les mesures du plans Oxygène visant à interdire de circulation en 2020 les poids lourds et véhicules utilitaires les plus polluants dans certaines zones de la Métropole de Lyon. Pour les écologistes, une partie des critiques de la Fédération doivent être entendues : le combat contre la pollution de l’air est l’affaire de tous !

Les restrictions de circulation telles qu’elles sont prévues actuellement ne concernent pas les voitures particulières, dont certaines sont très polluantes.

Thomas Dossus, secrétaire de EELV Métropole  démarre : « Pourquoi seuls les professionnels de la route devraient participer au combat contre la pollution ? » Il embraye ensuite : « les écologistes proposent que les voitures les plus polluantes, celles qui n’ont même pas droit à la vignette CRIT’AIR, soient interdites de circulation dans la Zone à Faible Émission, dès 2019.»

En revanche concernant le calendrier, il trouve bien timorés les routiers. « Le plan Oxygène traîne depuis des années. Quand de grandes métropoles comme Grenoble ou Paris ont pris des mesures contraignantes assez tôt, la Métropole est restée frileuse. Les mesures de restriction sont annoncées depuis 2015 et la concertation n’a jamais démarrée. Pendant ce temps devons-nous retenir notre respiration ? ».

La logistique urbaine doit se réinventer. Les transporteurs ne peuvent plus vivre sur le mythe technologique des moteurs de moins en moins polluants qui nous sauverait des particules fines. Les scandales qui ont frappé les constructeurs automobiles nous ont démontré le peu de crédit qu’il faut accorder aux normes Euro 5 et Euro 6 en situations réelles d’usage.

Thomas Dossus conclue : « Réduire les émissions, réduire la pollution n’est pas une option, c’est une obligation ! La Métropole a mis 4 ans pour se rendre compte qu’il fallait prendre des mesures contraignantes. Ces mesures ne doivent pas cibler une seule profession, nous devons collectivement faire diminuer le nombre de véhicules polluants qui circulent dans notre Métropole.

Le calendrier prévu ne peut que nous faire douter de la volonté de la Métropole d’agir réellement : 2 à 3 mois avant les élections, je crains fort que la Métropole fasse du sur-place, voire passe la marche arrière ».

Lundi 9 avril 2018 – Europe Écologie Les Verts Rhône et Métropole de Lyon