L’Air : un bien commun à préserver /// Communiqué de presse 21.06.2016 /// Groupe élu-e-s EELV Métropole Lyon
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Communiqué de presse

du groupe des élu-e-s Europe Ecologie Les Verts de la Métropole de Lyon

21.06.2016

L’Air : un bien commun à préserver

Les élu-e-s écologistes de la Métropole de Lyon se réjouissent de voir inscrit au conseil de la Métropole du 27 juin 2016 une délibération-cadre sur la qualité de l’air nommée « Plan oxygène ».

Avéré par de nombreuse études, l’enjeu de santé publique de la qualité de l’air est dorénavant mieux reconnu (4 à 8% des décès liés à la pollution atmosphérique en Rhône-Alpes). C’est aussi une préoccupation majeure de la grande majorité des habitants de la Métropole (Sondage Air Rhône-Alpes 2013).

Le contentieux avec l’Europe sur le dépassement des valeurs limite tant de dioxyde d’Azote que des PM10 (particules fines) se double du constat de la faiblesse des plans d’actions engagés. L’amende avoisinera les 100 millions d’Euros. La Métropole devra en payer une part non négligeable du fait de l’article 112 de la loi NOTRe qui prévoit à ce sujet une responsabilité partagée des collectivités.

Il est donc essentiel et plus que temps de réagir : « Nous ne pouvons que nous réjouir que la Métropole souhaite passer la vitesse supérieure et mobiliser l’ensemble des acteurs » relève Pierre Hémon, président du groupe des élu-e-s EELV de la Métropole.

Plusieurs éléments sont à souligner :

Le déclassement de l’A6/A7 est un axe déterminant pour la diminution de la pollution atmosphérique. Le décret (attendu pour fin 2016) interdisant totalement le passage des camions sous Fourvière, accompagné d’une signalétique révisée devrait réjouir les riverains de cette autoroute déjà et l’ensemble des Lyonnais. « La proposition faite par le Président de la Métropole d’une voie réservée aux transports en commun et taxis sur l’axe Limonest – Pierre Bénite est à engager rapidement. La réduction attendue de près de 40% du trafic est de ce fait une excellente nouvelle » souligne Pierre Hémon. « Ce serait également l’occasion d’étudier la mise en œuvre d’une voie dédiée aux transports en commun et au covoiturage sur le périphérique »ajoute-t-il.

Les élu-e-s écologistes saluent également la volonté de doubler les zones de circulation apaisée.

Mais un recensement des zones piétonnes, zones de rencontre et zones 30 existantes est à effectuer ainsi que les aménagements réalisés et à réaliser pour leur concrétisation. Pour exemple, malgré les annonces, la presqu’île de Lyon est loin d’être la plus grande zone 30 d’Europe, faute d’aménagements adéquats.

La création d’une zone de circulation à faibles émissions : les poids lourds et les véhicules les plus polluants ne doivent plus transiter par nos cités et les déplacements personnels et professionnels doivent pouvoir se faire aisément en transports en commun, covoiturage et vélo. 

Le périmètre de cette zone est à l’étude. Le récent état des lieux de la qualité de l’air en milieu urbain, publié par l’OMS le mois dernier pointe Lyon et Villeurbanne ou la pollution aux PM10 approche ou atteint les 30microgrammes/m3, soit un dépassement de 50% des valeurs limites préconisées ! Les élu-e-s écologistes pensent qu’à minima  ces deux villes devraient composer cette Zone à basse émissions.

Les solutions logistiques cours d’expérimentation (ex : City logistics) ont maintenant fait leurs preuves. Il est nécessaire qu’elles soient rapidement amplifiées. La volonté d’aider au remplacement des chauffages au bois individuels non performants, tout comme celle de relancer les aides à l’achat de vélos à assistance électrique sont bienvenues.

Les objectifs annoncés -15% PM10 et -20% NO2 en 2020 sont ambitieux, et c’est positif. D’autant plus qu’attendre 2017 pour mettre en œuvre les premières mesures ne laisse que trois années pour les atteindre ! D’où l’importance de l’évaluation en continu des mesures prises.

Enfin la volonté de mobiliser l’ensemble des acteurs est nécessaire. Et si des  campagnes de sensibilisation s’avèrent indispensables, une réelle concertation de l’ensemble de ces acteurs : (acteurs économiques, parents d’élèves, enseignants, professions de santé, etc) nous paraît indispensable pour la réussite de ce plan.

C’est en faisant appel à la solidarité et à l’imagination des habitants que l’intensité de la pollution pourra durablement diminuer. Pour mieux respirer, pour mieux vivre ensemble. « C’est en en faisant l’affaire de tous que nous pourrons  conserver à l’air sa qualité de « bien commun » indispensable, gratuit et partagé» conclue Pierre Hémon.

 

Groupe des élu-e-s Europe Ecologie Les Verts

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